réflexion

Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 21:34
Dans quelques jours tous les chrétiens fêterons Noël, la naissance de Jésus, messager de paix pour tfeuous les hommes. Pendant la veillée de Noël nous écouterons cette belle parole d’Isaïe :
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as fait abonder leur allégresse, tu as fait grandir leur joie. Ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit à la moisson, comme on jubile au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, le bâton à son épaule, le gourdin de son chef de corvée, tu les as brisés.               ( Isaïe chapitre 9, versets 1 à 6 )

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres... »

Ce peuple, aujourd’hui, qui marche dans les ténèbres, c’est nous-mêmes :lorsque nous luttons chaque jour pour trouver quel est le droit chemin et comment y rester. Ce peuple, c’est aussi tous ceux qui souffrent, les personnes dégradées moralement , physiquement ; les torturés, enfermés, martyrisés, disparus, avilis, réfugiés, déplacés… Mais ce peuple qui marche dans les ténèbres, c’est encore nous lorsque nous fermons les yeux sur les souffrances des autres, nous les riches, les biens-portants, les racistes, les biens-pensants, les sûrs de nous… Lorsque nous restons prisonniers des ténèbres que nous avons au fond de nous, de tous ces comportements qui nous éloignent de notre
prochain.
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière… »
Cette grande lumière qui nous illumine, c’est la lumière du Seigneur au sens propre, grâce au soleil, comme au sens figuré : c’est l’exemple de Jésus pour notre monde, mais aussi le témoignage d’hommes au service de tout un peuple, comme Monseigneur Roméro au Salvador; mais c’est aussi au quotidien, dans la famille ou quand des amis viennent nous aider ; c’est nous, lorsque nous nous ouvrons aux autres, que nous sommes attentifs aux plus petits ; quand nous écrivons à Promencio, prisonnier d’opinion aux Philippines depuis plus de 3 ans ; quand nous intervenons pour Mohammed en prison en Tunisie à cause de la loi anti-terrorisme; quand nous soutenons Qinjing évêque de Zhouzhi en Chine en résidence surveillée depuis mars 2007. C’est notre soutien aux demandeurs d’asile, notre compassion pour les victimes de la torture, notre soutien tenace aux prisonniers lointains, comme nos visites aux détenus proches. « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi… »
Cette lumière, nous tous, nous l’avons vue. C’est pourquoi nous nous engageons pour ce monde, pour partager cette lumière. Nous voulons nous ouvrir aux autres pour partager notre expérience, agir avec vous pour faire bouger le monde. Nous ne voulons pas rester passifs, mais réagir face aux injustices du monde. Si chacun d’entre nous avait des élans de solidarité, nous serions des lumières pour les autres. Nous ne devons pas nous contenter de notre vie, parce que le bonheur, c’est bien, mais il faut aller vers les autres. Car c’est à travers l’amour que l’on partage que l’on retrouve celui de Dieu. Nous voulons aussi dénoncer tout ce qui fabrique l’injustice de ce monde, tous les mécanismes qui provoquent la haine, mettre les ténèbres au grand jour. Notre place, c’est de servir de guide parfois à travers des associations, mais aussi parfois par groupe de personnes volontaires : A l’ACAT, nous créons des liens avec des prisonniers lointains. Nous leurs disons par notre échange de courrier qu’ils ont de l’importance à nos yeux. Notre solidarité avec eux c’est notre façon de leur donner de l’espoir.
Et quand cet espoir grandit, c’est la lumière de Dieu qui resplendi pour eux.
« Il y aura une souveraineté étendue et une paix sans fin,(…) qui sera  établie et affermie sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. »

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 08:34

Le 29 octobre 2009, Monique Tassel célébrait les 50 ans de son engagement religieux. Membre du groupe ACAt du Havre pendant de nombreuses années, Monique est maintenant engagée auprès de ses soeurs les plus agées. Voici ce qu'elle a proclamé à cette occasion : "JESUS, le 29 octobre 1959 je me suis engagée à te suivre dans la chasteté, la pauvreté, l'obéissance, à me livrer à ton Amour, à me laisser conduire par ton Esprit en Congrégation des Petites Sœurs de l’Assomption, en Communauté, en Mission, ceci en me confiant à la Vierge Marie.

Avec tous mes frères et sœurs, ici rassemblés, nous te prions, Seigneur, pour ceux auxquels je dois tant et qui sont inscrits dans mon cœur où ils rayonnent l’Amour et la Joie.

Pour ceux qui souffrent, qui désespèrent, pour les familles ouvrières, pour les peuples divisés et pour le monde entier: JESUS miséricordieux, j’ai confiance en Toi, MARIE, Tu es là."

                                                                      

 

 

 

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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 14:25

En guise d’introduction, François Vaillant a tenté de définir les termes suivants : violence, agressivité, conflit et contrainte.

La violence est définie par tout acte ou pensée qui atteint l’intégrité physique de soi ou d’autrui.  Or la nature humaine est telle qu’elle nécessite le respect même si l’autre est un adversaire.

L’agressivité est en revanche nécessaire selon Freud. Le problème n’est pas son existence, mais ce que nous en faisons. Soit nous l’orientons vers une action constructrice, soit nous l’orientons vers la violence.

Le conflit n‘est pas un mal en soi. Il est nécessaire pour que la vie humaine progresse. Le problème qui se pose est celui de sa résolution. La contrainte en revanche n’est pas une violence.

 

 

Avant de s’attacher à l’origine de la non violence, François Vaillant a tenu à rappeler que la violence était toujours un mal car elle engendrait le meurtre, ce que raconte bien l’histoire de Caïn et Abel.

La non-violence telle que nous la connaissons aujourd’hui nous vient de Gandhi. Gandhi n’est pas né non-violent, il est devenu non-violent.

En effet, il est issu des brahman, la caste supérieure en Inde, et a vécu une jeunesse presque dorée en Inde malgré l’occupation britannique. Il part faire ses études de droits à Londres où il découvre la Bible et le Coran. Bien qu’introverti, il est curieux de tout et découvre le monde occidental. Puis, au lieu de retourner en Inde, il part en Afrique du Sud pour défendre les intérêts d’une entreprise d’import-export. C’est là-bas qu’il découvre la misère de ses frères indiens et le racisme. Il va en effet être chassé d’un train et jeté sur le quai car il était dans une voiture réservé aux blancs.

C’est à cette époque que Gandhi va recevoir par hasard une lettre de Léon Tolstoï. Cet intellectuel russe, qui est une référence morale, donne ses terres aux paysans qu’il veut instruire, en 1908. Et, étant au courant des attentats hindous contre les occupants britanniques, il écrit à l’un d’eux en lui demandant de rendre le bien pour le mal. Gandhi reçoit cette lettre et entre en action non-violente. En 1913, alors qu’il est en prison, il lit la désobéissance civile de Toro. À sa sortie de prison, il va brûler publiquement des passeports. Il retourne en Inde en 1930 pour y faire de la non-violence (c'est-à-dire du boycott, de la désobéissance civile). Et il décide symboliquement de faire à pied 300 km pour aller chercher lui-même du sel, ce qui est interdit. Cette marche du sel a permis aux Indiens de parvenir à la première négociation pour l’indépendance.

 

Aux Etats-Unis, Martin Luther-King va recourir aux luttes non-violentes pour obtenir l’égalité des droits entre les blancs et les noirs. En 1963 à Birmingham, alors qu’une loi fédérale demandait à ce que les blancs et les noirs ne connussent pas de ségrégation, les blancs vivaient dans un quartier interdit aux noirs. Aussi, il décida d’y aller malgré les lances à incendie qui étaient là pour les repousser. Il fallut y aller plusieurs fois et quand ils furent plus de 3000, ils purent pénétrer dans le quartier.

Dans l’action non-violente, c’est le face à face qui est recherché. Le visage, propre de tout être humain est nu. C’est ce visage qui est l’arme des non-violents.

 

Puis, un débat a permis un échange entre François Vaillant et le public. Tout d’abord, il fut fait mention d’une carence dans les formation à la non-violence. Puis, au sujet de la Bible, François Vaillant a souligné que la violence faisait partie de l’histoire biblique. Et c’est Jésus qui va interdire les représailles, la vengeance, par sa crucifixion qui est la violence infligée par les Romains.

Ensuite, en ce qui concerne l’action non-violente, François vaillant a rappelé qu’il fallait un objectif précis, limité et atteignable, pour faire une brèche dans le rapport de force avec l’adversaire.

Enfin, il insista sur le fait que la non-violence n’est ni de la passivité ou de la résignation, ni de l’antimilitarisme. Il posa d’ailleurs la question de l’éventuelle nécessité à la violence.

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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /2009 00:00
Georges CASALIS a fait partie de ceux qui ont pensé l'ACAT dès ses débuts. Voici le texte qui écrivait à Pâques 1976                               
Pâques, c'est refuser que les hymnes au Ressuscité couvrent les sanglots des abandonnés, les cris des torturés et le silence des affamés dont le journal et la télévision quotidiens informent ceux qui acceptent de l'être.

Je ne chanterai donc pas des "Alléluia" qui servent d'alibi à la mort de l'Homme sous tous les régimes et les latitudes.
Plus je méditerai l'Evangile du Vainqueur de la mort, et plus je lutterai contre tout ce qu'il y a d'intolérable dans le monde d'aujourd'hui.

Il n'ai de bonne parole pour moi que si elle l'est d'abord pour les pauvres et les opprimés à qui elle annonce la fin de leur oppression. et pour les puissants à qui elle adresse un avertissement formel : ils seront jetés à bas de leur trône et de leurs privilèges et pourront enfin devenir des hommes solidaires et fraternels.

Si Pâques ne signifie pas le grand chambardement de tous les ordres de mort, c'est une affreuse dérision. Si la conversion ne s'exprime pas dans une claire prise de position en action comme en parole contre tout ce qui assassine les Hommes, elle n'est qu'aliénation et opium pour ceux qui rêvent du ciel en s'efforçant d'ignorer la terre ou en désespérant d'elle. Si la résurrection n'est pas l'insurrection tous azimuts de la vie impossible et improbable, de la volonté résolue d'un avenir meilleur pour tous les hommes, elle n'est qu'une parole vide et inutile.

Pâques, c'est sans cesse entreprendre parce qu'on espère; c'est persévérer en dépit des échecs et de la mort; c'est refuser la résignation au mal comme au malheur; c'est parier sur des victoires, toujours provisoires et ambigües, de la vie, en croyant qu'elle aura le dernier mot dans chacune de nos histoires et dans l'aventure collective de l'humanité.
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 08:23

Cette peinture sur toile a été peinte par Felipe alors qu'il était encore en prison à Oaxaca au Méxique.
Voici son histoire: le 20 juillet 1997, il est enlevé avec violence. Les yeux bandés il est emmené dans une maison où il est torturé pendant une douzaine de jours. Il est frappé à la tête, à l'abdomen et au thorax; tout nu et mouillé, il reçoit des chocs électriques par tout le corps. On l'accuse d'homicides et d'apartenir à la guérilla. En fait, la police est à la recherche de son père responsable de la communauté indigène Loxicha de son village dans la région de Oaxaca.. Ensuite, les yeux bandés, il est emmené en hélicoptère à Mexico. En chemin, ils menacent de le jeter à la mer et continuent de le frapper partout. Il reste 3 mois et demi au secret avant de revenir à Oaxaca. La torture se renouvelle chaque semaine. Après quoi ils l'emmènent à nouveau à Mexico où il signe 200 feuilles dont il ignore le contenu. Le 17 avri 1998 il est emmené à la prison de Miahuatlan à Quelove, près de Oaxaca, accusé d'homicide et de séquestration. C'est là qu'il peint ce tableau représentant le Christ en croix sur les montagnes du Méxique. Nous l'avons accompagné en lui écrivant et en organisant des campagnes de protestation jusqu'à sa libération le 22 juin 2001.
Aujourd'hui en ce vendredi Saint le Christ souffre toujours sur la croix au Méxique, en Tunisie, aux Philippines, au Rwanda, au Liban, en France ...

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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 23:08

"Comme les oiseaux sont nés pour voler,
les hommes sont nés pour être libres".


Message reçu de l'association TFDP: Task Force Detainees of Philippines (groupe de travail pour les prisonniers politiques des Philippines). Cette association vient en aide aux prisonniers politiques philippins et est le partenaire du groupe ACAT/jeunes depuis 20 ans.

En cette période de carême, voici le type d'affiche que TFDP montre dans les rues de Manille pour sensibiliser les chrétiens au scandale de la torture et de la détention pour des idées!

Jésus-Christ a souffert, les prisonniers politiques souffrent.
Parfois la semaine Sainte se passe sans qu'il y ait de réflexion à ce sujet.
Jésus-Christ était un prisonnier politique
Jésus-Christ était une victime de la torture.
Libération pour tous les prisonniers politiques!
Arrêtez la torture!
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 17:57
peinture murale du sanctuaire des martyrs de l'Amérique Latine dans le diocèse de Sao Felix du Brésil.
Nous venons de recevoir ce message de notre ami Jean-louis, prêtre en Amérique centrale depuis très longtemps. Il nous vient de la paroisse Jésus Nipalakin au Guatemala. La phrase en espagnol, qui est le thème choisi par les 15 communautés qui forment la paroisse pour le temps du carême et pour Pâques, signifie:
"Si nous luttons aux coté d'un frère, nous déchargeons la croix de Jésus et celle de nos peuples, Alléluia!"
Voila de quoi nous aider à réfléchir en ce temps de prière, d'humilité et de partage qu'est le carême qui nous mène vers la joie de Pâques. 

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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 14:09

Beyrouth-message-acat-jeunes.jpg Message du groupe ACAT/jeunes du Havre aux familles de personnes disparues au Liban et détenues en Syrie, en sit-in pendant plusieurs semaines devant la reprèsentation des Nations-Unis à Beyrouth.

A l'occasion d'un voyage d'un membre de l'ACAT il y a 4 ou 5 ans, voici le message que nous leur avions adressé:"la paix sans la justice est un rêve".
Message élaboré dans les années 1980 par les évêques centro-américains réunis au Nicaragua et réécrit dans les années 1990 à notre demande par un calligraphe tunisien.

 

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