Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 15:45

Le juge espagnol Baltasar Garzon a été condamné par la Cour suprême d'Espagne, le 9 février 2012, à onze ans d'interdiction d'exercer sa fon-ction de juge. Cette sentence criminalise de façon arbitraire son activité judiciaire. Il avait enquêté sur plusieurs affaires sensibles, comme les crimes contre l'humanité commis sous la dictature franquiste, un tabou dans le pays. Connu pour son engagement inconditionnel envers la justice et les droits de l'homme, il a été à l'origine de l'arrestation du dictateur chilien Pinochet en 1998.

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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 09:09

Article de l'association Primo Levi, soin et soutien aux Centre Primo Levi logopersonnes victimes de la torture et de la violence politique 

Faits rarissimes, la France vient de se faire condamner coup sur coup par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) pour « traitement inhumains et dégradants ». 

Dans le premier arrêt du 19 janvier, ce sont les conditions de placement en rétention de mineurs qui sont condamnées par la CEDH. En 2007, la France enfermait un couple de Kazakh avec ses deux enfants, alors âgés de 3 ans et 5 mois, suite à leur demande d’asile déboutée. La cour réprouve deux aspects de la rétention : la durée d’enfermement a été jugée « excessive » et les conditions matérielles, pas adaptées à l’accueil de familles. En effet, sous prétexte de ne pas vouloir séparer des enfants de leurs parents, la France enferme en toute impunité des mineurs ! Selon Le Monde, ils sont 356 à être passés par un centre de rétention en 2010. Il reste inadmissible, en 2012 que la seule solution trouvée soit celle de l’enfermement.

La seconde condamnation, datant du 2 février, porte sur la procédure d’asile française qui permet de renvoyer une personne dans un pays à risques, alors qu’elle est en recours suspensif devant la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA). Dans le cas présenté, la CEDH dénonce de nombreux disfonctionnements, comme celui de ne pas donner les moyens à un individu de préparer une demande d’Asile correctement, de ne pas attendre la décision de la CNDA pour obliger une personne à quitter le territoire ou encore de le renvoyer dans un pays à risques. C’est une violation de l’article 13 (droit à un recours effectif) et 3 (interdiction des traitements inhumains ou dégradants) de la Convention européenne des droits de l’homme.

Il est bon de rappeler qu’au XXIème siècle, notre pays est jugé pour de mauvais traitements. Cela n’arrive pas qu’ailleurs, chez nous aussi. D’autant plus que notre droit offre la possibilité de protéger les mineurs ou de demander l’asile. Il est nécessaire que chaque personne sur le territoire français puisse y avoir recours de manière égale.


  Je fais un don à l'Association Primo  Levi !

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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 09:05

Communiqué de presse de l'association Primo Levi. Centre Primo Levi logo
Une note interne de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) visant à rejet
er systématiquement et sans entretien certaines demandes d’asile vient d’être annulée par le Conseil d’Etat ce jeudi 11 janvier !

Cette action a été rendue possible grâce à l’action conjointe de deux fondateurs de l’association Primo Levi, Amnesty International et l’Acat (Association Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture), mais aussi de la Cimade, du Comède, du Gisti, du Secours Catholique et de la CFDA, Coordination française pour le droit d’asile dont l’association est membre.
Lire le communiqué (format pdf)

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 16:09

L'ancien directeur de la prison S-21, symbole des atrocités commises au Cambodge par le régime Khmer rouge, a été condamné en appel le 2 février à la prison à perpétuité.
Douch avait été condamné en première instance à 30 ans de prison en juillet 2010 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. La chambre de la Cour suprême du tribunal, parrainé par les Nations unies, a estimé que le premier jugement n'était pas à la hauteur des crimes du tortionnaire.
Quelque 15 000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées dans la prison S21 entre 1975 et 1979.

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 14:26

SALVADOR : Justice pour les victimes de massacres  

Appel proposé par l’ACAT Luxembourg

 San-Francisco-Lempa_WEB.jpg 


Le conflit armé qui a ravagé le Salvador de 1980 à 1992 a fait en tout quelque 75 000 victimes et a été marqué par de terribles violations des droits de l’homme.

Entre le 11 et le 13 décembre 1981, au moins 767 hommes, femmes et enfants ont été massacrés par les forces armées salvadoriennes à El Mozote et dans des villages voisins. Même au regard de ce qui s’est passé dans le pays à cette époque, ce massacre est l’une des pires atrocités commises pendant la guerre civile. La plus jeune victime était une fillette de trois mois ; la plus âgée, un homme de 105 ans.

Les femmes et les filles ont été soumises à des violences sexuelles avant d’être tuées. Les hommes ont été interrogés et torturés puis exécutés. Certains enfants ont été poignardés ou matraqués à mort. Les villages ont été rasés. Les survivants et les familles des victimes ignorent encore ce qui est réellement arrivé à leurs proches et où ils sont enterrés.

Le rapport de la Commission de la vérité des Nations unies pour le Salvador, publié en 1993, citait le nom de nombreux responsables présumés du massacre. Cependant, ces crimes contre l’humanité demeurent impunis en grande partie à cause de la loi d’amnistie générale du Salvador. Cette loi a été promulguée une semaine seulement après la publication du rapport des Nations unies et elle est encore actuellement en vigueur bien que le gouvernement se soit engagé publiquement à prendre des mesures pour l’abroger.

Début décembre 2011, pour la première fois, le gouvernement salvadorien a enfin reconnu la responsabilité de l’État dans le massacre de El Mozote et a présenté des excuses pour ce qu’il a qualifié d’« aveuglement de la violence étatique ».

Au vu des récents rapports du Comité des Nations unies contre la torture et de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, la pression de la communauté internationale sur le Salvador au moment du trentième anniversaire du massacre d’El Mozote pourrait contribuer à faire avancer enfin la justice dans cette affaire.

Le groupe ACAT du Havre se souvient bien de ce conflit. Pendant cette guerre civile nous étions en lien avec le village de San Francisco Lempa puis avec les déplacés de la communauté El Nuevo Amanecer (l'aube d'un nouveau jour. Ce sont eux qui nous avaient envoyé ce dessin représentant l'espoir qu'ils avaient de la paix revenue grâce aussi aux liens qui nous unissaient. Maintenant nous n'oublions pas et avec les salvadoriens demandons justice pour ce massacre de la population d'El Mozotte, le massacre le plus terrible de cette guerre civile.
Par ACAt - Publié dans : mémoire
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 10:01

OEE / Observatoire de l’enfermement des étrangers  http://observatoireenfermement.blogspot.com

RESF / Réseau Éducation Sans Frontières  www.educationsansfrontieres.org

Avec le soutien de Dominique Attias, avocate, membre du Conseil national des Barreaux en charge du groupe de réflexion sur le Droit des Mineurs, Geneviève Brisac, éditrice pour enfants et adolescents à l’Ecole des Loisirs, écrivain, Claire Brisset, ancienne Défenseure des enfants, Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, Jacques Hintzy, Président de l’Unicef France, Pierre Joxe, avocat au Barreau de Paris, membre de l’Antenne des mineurs, Premier président honoraire de la Cour des comptes, Marie-Rose Moro, Professeure de pédopsychiatrie, Paris Descartes, Georges Picherot, chef de service de pédiatrie au CHU de Nantes, Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat, président de Défense des Enfants International - France, Didier Sicard, président d’honneur du Comité consultatif national d’éthique, Catherine Sultan, présidente de l’association française des magistrats de la jeunesse et de la famille.

Dans la soirée du lundi 6 février, à la Bourse du travail de Paris, plus de 200 personnes ont lancé un appel à mettre fin aux pratiques l’enfermement des mineurs étrangers dans les Centre de rétention administrative (CRA) et les zones d’attente aux frontières. En dépit des textes internationaux qui garantissent leur protection, les enfants ne sont en effet pas épargnés par la politique « du chiffre » en matière d’immigration et d’enfermement des étrangers, et se trouvent privés de liberté au motif que leurs parents sont sans papiers. Pour la seule année 2010, 356 enfants ont été retenus dans les CRA, dont 80% âgés de moins de 10 ans ; et 518 ont été maintenus dans les zones d’attente, les enfants de 13 à 18 ans étant généralement enfermés dans les mêmes locaux que les adultes. La même année, dans la seule petite île de Mayotte, 6400 mineurs ont été éloignés de force.

L’ouverture, en août 2011, de 40 places pour les familles et l’installation de structures d’accueil et aires de jeux dans le nouveau CRA du Mesnil-Amelot, a envoyé le signal d’une augmentation de l’enfermement des enfants programmée par le ministère de l’Intérieur. Tirés du lit au petit matin ou arrêtés avec leur père, leur mère, leurs frères et soeurs, séparés de leurs amis, privés d’école, ces enfants s’en remettront-ils ? Ils sont enfermés près des aéroports, gardés par des policiers, derrière des grillages, à chaque déplacement ils voient devant eux leurs parents menottés.

L’enfermement des enfants et des mineurs étrangers, seuls ou avec leurs parents, heurte les principes protégés par des textes internationaux dont la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies rappelle régulièrement la France à l’ordre à ce sujet. En vain. Le 19 janvier 2012 la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France pour les traitements, considérés comme inhumains et dégradants, infligés à de jeunes enfants placés en rétention (CEDH Popov c/ France 19. 01. 12 n° 39472/07 et 39474/07).

Soutenus par des personnalités qualifiées dans le domaine de la protection des enfants, l’Observatoire de l’enfermement des étrangers et le Réseau éducation sans frontières publient un appel à pétition pour que cesse immédiatement et définitivement l’enfermement des enfants et mineurs étrangers. Pétition en ligne sur le site de RESF : www.educationsansfrontieres.org

Le 7 février 2012

La pétition en ligne : http://www.educationsansfrontieres.org/article41143.html
Réseau Éducation Sans Frontières (RESF)
Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE*)

Il faut en finir avec l’enfermement des enfants étrangers !

165 en 2004, 242 en 2007,  318 en 2009,  356 en 2010.

C’est le nombre d’enfants privés de liberté parce que leurs parents sont sans papiers. Au motif que leur situation administrative n’est pas à jour – c’est là leur seul crime –de plus en plus de familles sont aujourd’hui détenues dans des centres de rétention administrative (CRA). Ce sont parfois de très jeunes enfants : 80%de ceux qui sont enfermés en CRA ont moins de 10ans. Et encore ces chiffres sont bien plus conséquents si l’on prend en compte l’Outre-mer : dans la seule petite île de Mayotte, en 2010, 6400 mineurs ont été éloignés de force.

En zone d’attente[1], selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 1 038 mineurs étrangers isolés (sans leurs parents) ont été bloqués à la frontière française en 2008, 698 en 2009 et 518 en 2010 (parmi lesquels 101 ont été refoulés). Les enfants de 13 à 18 ans sont généralement enfermés dans les mêmes locaux que les adultes.

Priver de liberté des dizaines de milliers d’étrangers - parfois jusqu’à 45 jours-pour des raisons administratives est l’affichage le plus visible de la politique du gouvernement en matière d’immigration et de ses objectifs chiffrés. L’ouverture, en août 2011, de 40 places pour les familles et l’installation de structures d’accueil et aires de jeux dans le nouveau CRA du Mesnil-Amelot, envoient le signal d’une augmentation voulue et programmée de l’enfermement des enfants. Tirés du lit au petit matin ou arrêtés avec leur père, leur mère, leurs frères et sœurs, séparés de leurs amis, privés d’école, ces enfants s’en remettront-ils ? Ils sont enfermés près des aéroports, gardés par des policiers, derrière des grillages, à chaque déplacement ils voient devant eux leurs parents menottés. La peur de l’expulsion ne les lâchera plus.

L’enfermement des enfants et des mineurs étrangers, seuls ou avec leurs parents, heurte les principes protégés par des textes internationaux dont la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies rappelle régulièrement laFrance à l’ordre à ce sujet. En vain : ne serait-ce que pendant l’été 2011, des dizaines d’enfants ont été arrêtés à leur domicile avec leurs parents, et placés en rétention.

Nous exigeons que cesse immédiatement et définitivement l’enfermement des enfants et mineurs étrangers.

Pour signer la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/article41143.html#sp41143

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 11:06

Faysal titleLe Centre Libanais pour les Droits de l'Homme lance une campagne pour la libération de Faysal Moqalled accusé à tord d'être un espion et soumis à la torture depuis son arrestation en février 2006.

Toute son histoire est sur un blog dont voici l'adresse : http://cldh-release-faysal-moqalled.blogspot.com/

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 21:53

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Nous venons d'avoir des nouvelles de Promencio Enacmal (le deuxième en partant de la gauche). Le groupe ACAT du Havre le soutien depuis plusieurs mois maintenant. Cette photo a été prise lors de la visite d'André, membre de l'ACAT, à la prison de new Bilibid près de Manille aux Philippines. Promencio a été transféré dans cette prison récemment, après son jugement. Il est maintenant à plusieurs centaines de kilomètre de sa famille qui ne pourra pas lui rendre visite. Fermier et syndicaliste de l'île de Leyte, il vient d'être inculpé pour double homicide. Nous étudions le moyen d'agir pour la libération de ce prisonnier d'opinion.

Nous proposerons bientôt une action pour Promecio Enacmal.

 

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 21:34

Le 15 janvier, nous avons publié un article invitant à écrire pour Ameer-affiche.jpg

obtenir la libé ration d'Ameer Makhoul. Aujourd'hui, c'est l'ACAT-France qui lance un appel urgent en sa faveur. Si vous n'avez pas pas encore écrit pour Ameer Makhoul, il est encore temps d'envoyer la lettre proposée par l'ACAT-France dans l'appel suivant :

 

Israël :

Torturé et condamné à l'issue d'une procédure inéquitable.

Intervenir avant le 15 février

 Situation :

Ameer Makhoul, citoyen arabe israélien, est directeur de l'association Ittijah, un réseau d'ONG palestiniennes fondé en Israël en 1995 et dont le but est de promouvoir la société civile palestinienne, ainsi que des réformes sociales, économiques et politiques pour les Palestiniens privés d'accès aux infrastructures et services par les autorités israéliennes.

Une arrestation politique
Ameer Makhoul a été arrêté par l'Agence de sécurité d'Israël, le 6 mai 2010 à 2h30 du matin, à son domicile à Haifa. La police a fouillé sa maison et saisit des documents, des cartes, ainsi que les ordinateurs et téléphones mobiles de tous les membres de la famille. Dans le même temps, les bureaux de son organisation Ittijah à Haifa ont aussi été fouillés et les ordinateurs saisis.
D'après les informations dont nous disposons, il semblerait que l'ordre d'arrestation visait à empêcher Ameer Makhoul d'assister à une conférence sur le Statut des femmes et les progrès de la démocratie qui se tenait en Jordanie. Sur la base d'informations secrètes, le service général de la sûreté avait convaincu le ministère de la Défense que la présence d'Ameer Makhoul à cette conférence mettrait Israël en danger. Le mandat d'arrêt mentionnait des raisons de sécurité non précisées.

Détention arbitraire et torture
Après son arrestation, il a été emmené par la police au centre de détention de Petah Tikva pour y être interrogé. Sa détention provisoire a été reconduite jusqu'au 17 mai.
Pendant les 12 premiers jours de sa détention, Ameer Makhoul a été détenu incommunicado, c'est-à-dire sans aucune communication avec l'extérieure. Il n'a ainsi eu accès ni à un avocat ni à un médecin.
Il a subi différentes formes de torture : privation de sommeil, interrogatoires continus enchaîné à une chaise trop petite et boulonnée au sol afin de lui interdire tout mouvement. Ses mains étaient attachées aux pieds de la chaise, provoquant un étirement des épaules et des bras. Ses jambes étaient pliées vers l'arrière.
Après plusieurs heures dans cette position et alors qu'Ameer Makhoul se plaignait de douleurs insupportables, son interrogateur lui a attaché les genoux à la chaise en l'assurant que ce traitement aurait des séquelles graves et définitives, lui laissant un handicap permanent.
Il pense avoir été drogué mais le juge auquel il a été présenté quelques jours plus tard, sans avocat, a refusé d'ordonner une analyse de sang pour détecter la présence d'une drogue éventuelle. Selon ses avocats, il aurait, dans ces conditions, livré de faux aveux sous la contrainte.
Il a ensuite été transféré à la prison de Gilboa où il se trouve actuellement. Les droits de la défense ont été violés par les autorités de la prison qui ont enregistré ses conversations avec ses avocats, conduites au travers d'une vitre ou par téléphone.
Aujourd'hui il continue à se plaindre des différents mauvais traitements qu'il a reçu dont certains auraient entraîné des séquelles graves comme une dégradation de sa vue.

Un procès biaisé par la dissimulation des preuves de l'accusation
Le 27 mai 2010, le tribunal de Haifa a officiellement accusé Ameer Makhoul d'assistance à l'ennemi en temps de guerre, de conspiration avec l'ennemi, d'espionnage aggravé et de contact avec un agent étranger. Plusieurs de ces accusations se réfèrent au soupçon de conspiration avec un agent du Hezbollah. Selon le journal israélien Haaretz, le supposé membre du Hezbollah avec lequel aurait conspiré Ameer Makhoul serait en fait le fondateur d'une ONG jordanienne : le Groupe Arabe pour la Protection de la Nature dont l'objectif est de réparer les dommages environnementaux dus à la guerre au Liban et à Gaza.
Le 14 juin 2010, l'accusation a affirmé détenir des " preuves secrètes " contre Ameer Makhoul qui ne peuvent être révélées pour des raisons de sécurité, pas même à l'accusé, rendant donc impossible pour lui la préparation d'une défense efficace.

Le plaider coupable : une procédure inéquitable
Le 30 janvier 2011, Ameer Makhoul a finalement été condamné à 9 ans d'emprisonnement. Il a plaidé coupable des accusations d'espionnage (pour le compte du Hezbollah), contact avec un agent étranger et conspiration avec l'ennemi, en vertu de la procédure anglo-saxonne du " plea bargain " (plaider coupable), qui peut être définie comme un accord négocié entre un procureur et un accusé au terme duquel l'accusé plaide coupable en échange d'une peine moindre ou de l'abandon de certaines charges.
Le plaider coupable, tel qu'il est pratiqué par la justice israélienne à l'encontre d'accusés palestiniens, repose dans de nombreux cas sur la pression exercée sur les accusés. Ces derniers acceptent souvent de plaider coupable de peur d'être condamnés à une plus lourde peine par des juges partiaux ou enclins à punir l'accusé de refuser de négocier avec le procureur et de les engager ainsi dans de longs procès.

Ameer Makhoul a ainsi accepté de plaider coupable de peur d'être condamné à une peine beaucoup plus lourde, alors que, selon l'organisation Adalah qui l'a défendu, Ameer Makhoul est innocent des crimes qui lui sont reprochés.


Agir

Lettres à envoyer au Premier ministre israélien
Mr. Benjamin Netanyahu
Prime Minister
Office of the Prime Minister

3 Kaplan Street,
PO Box 187, Kiryat Ben-Gurion
Jerusalem 91919
Israel
Fax: 00 972 2 651 2631
Courrier électronique : rohm@pmo.gov.il ou pm_eng@pmo.gov.il

Vous pouvez envoyer une copie à l'Ambassade d'Israël en France
3 Rue Rabelais
75008 Paris
Fax : 01.40.76.55.55


Mr. Benjamin Netanyahu
Prime Minister
Office of the Prime Minister
3 Kaplan Street,
PO Box 187, Kiryat Ben-Gurion
Jerusalem 91919
Israel


Monsieur le Premier Ministre,
Sur la base d'informations communiquées par l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, je tiens à vous faire part de ma préoccupation concernant la situation d'Ameer Makhoul.
Citoyen israélien, marié, père de 2 enfants, directeur de l'association Ittijah, un réseau d'ONG palestiniennes, dont le but est de promouvoir l'égalité avec les citoyens juifs israéliens, Ameer Makhoul a été arrêté à son domicile à Haïfa, le 6 mai 2010, à 2h30 du matin. Pendant 12 jours il a subi différentes formes de tortures et mauvais traitements physiques et psychologiques et n'a eu accès ni à un avocat, ni à un médecin. Dans ces conditions, il a fait de faux aveux, selon ses avocats.
Ameer Makhoul a été accusé de plusieurs crimes contre la sécurité nationale, sur la base de " preuves secrètes " que l'accusation refuse de révéler soi-disant pour des raisons de sécurité. Il a plaidé coupable des accusations d'espionnage (pour le compte du Hezbollah), contact avec un agent étranger et conspiration avec l'ennemi, en vertu de la procédure du " plea bargain " (plaider coupable). Il a accepté de plaider coupable de peur d'être condamné à une peine beaucoup plus lourde à l'issue d'un procès qui se serait avéré inéquitable, dans la mesure où il n'aurait pas eu accès à la majorité du dossier de l'accusation classé secret et n'aurait donc pas pu préparer une défense efficace.
Le 30 janvier 2011, Ameer Makhoul a été condamné à 9 ans d'emprisonnement. Aujourd'hui, il continue à se plaindre des séquelles de la torture subie pendant son interrogatoire.
Nous demandons aux autorités israéliennes de considérer qu'Ameer Makhoul a été condamné sur la base d'aveux obtenus sous la contrainte, à l'issue d'une procédure de " plaider coupable " entachée d'iniquité.
Dès lors, nous demandons aux autorités israéliennes la libération immédiate d'Ameer Makhoul et qu'une enquête indépendante et impartiale soit diligentée sur les tortures et mauvais traitements dont il aurait été victime après son arrestation.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma haute considération.
 

 

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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 21:50

Dans une décision rendue le 11 javier 2012, le Conseil d’État, saisi par la CFDA logo-copie-1

Coordination française du droit d’asile dont l’ACAT-France est membre, a suspendu la circulaire de l'OFPRA du 3 novembre 2011 sur les empreintes digitales inexploitables. Cette note donnait instruction aux chefs de division géographique de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de rejeter systématiquement les demandes d’asile des personnes dont les empreintes digitales n’avaient pu être relevées par les préfectures, sans même les convoquer à un entretien. Plusieurs centaines de demandeurs d’asile se sont retrouvés dans cette situation.

Le juge réaffirme que « l’intérêt public qui s’attache à la lutte contre la fraude n’est pas susceptible de justifier une atteinte aussi grave aux intérêts des demandeurs d’asile concernés ».

 L’OFPRA doit maintenant accepter toutes les conséquences de cette décision de justice en réexaminant les demandes d’asile d’ores et déjà rejetées. La Cour nationale du droit d’asile devrait prochainement se pencher sur cette question.

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